
Alors que de lourdes craintes pèsent sur l’avenir du site Dunkerquois de l’ESÄ ‘Association Nationale des École d’Art publie ce communiqué le 20 avril 2026 :
• 20 avril 2026 – France Info « Il ne restera plus d’école d’art généraliste dans la région » si l’école de Dunkerque-Tourcoing ferme, s’inquiète le personnel de l’établissement – Les syndicats de l’École supérieur d’art Dunkerque-Tourcoing s’alarment face à un possible arrêt des subventions versées par la mairie dunkerquoise. (accéder à l’article)
• 20 avril 2026 – Delta FM : « Dunkerque : malaise à l’école d’art, Patrice Vergriete réagit – Ce vendredi soir, lors du conseil municipal, la Ville de Dunkerque manifestera son soutien à l’égard de l’école d’art. » (accéder à l’article)• 21 avril 2026 – Télérama (abonnement) « L’École supérieure d’art de Dunkerque-Tourcoing menacée de fermeture » (accéder à l’article)
• 23 avril 2026 – La Voix du Nord (abonnement) « Dunkerque : à l’école d’art, le tableau est-il vraiment si noir ? » (accéder à l’article)
• 25 avril 2026 – Nord Littoral (abonnement) « Dunkerque : l’école d’art est-elle menacée de fermeture ? » (accéder à l’article)
• 27 avril 2026 – Télérama (abonnement) « “Une injustice territoriale” : pour sauver son école d’art, le maire de Dunkerque demande sa nationalisation » (accéder à l’article)
COMMUNIQUÉ DE L’ANdÉA
L’ANdÉA appelle à un engagement clair des Collectivités et de l’État
L’ANdÉA (Association nationale des écoles supérieures d’art) exprime sa sidération et sa profonde inquiétude face aux menaces qui pèsent sur l’école supérieure d’art de Dunkerque-Tourcoing, suite à l’annonce du possible retrait de la contribution de la Ville de Dunkerque, membre fondateur de l’EPCC avec l’État, la Région et la Ville de Tourcoing.
À peine un an après la fermeture de l’école de Valenciennes, c’est l’existence même d’un autre établissement qui est en jeu aujourd’hui.
La disparition de l’école supérieure d’art de Dunkerque-Tourcoing entraînerait un affaiblissement accru de l’attractivité d’un territoire souffrant déjà lourdement de l’absence de services publics. Les Hauts-de-France sont, rappelons-le, la région où le revenu médian par habitant·e est le plus faible de France : les pouvoirs publics y ont donc une responsabilité décuplée. Le retrait de la contribution de la Ville de Dunkerque mettrait en péril un maillon essentiel de l’enseignement supérieur artistique public dans le Nord et enverrait un message terrible à l’endroit des écoles supérieures d’art et à celui de la jeunesse qui aspire à se former dans le domaine de la création.
LE MAILLAGE TERRITORIAL ET L’ÉGALITÉ DES CHANCES : UN ENGAGEMENT RÉPUBLICAIN
L’école d’art de Dunkerque joue, aux côtés de celle de Tourcoing (fondée en 1836) un rôle crucial dans le maillage culturel de notre pays. En offrant une formation d’excellence hors des grandes métropoles saturées, elle garantit une véritable démocratisation de l’accès aux études d’art.
UNE POLITIQUE DU RENONCEMENT AUX CONSÉQUENCES DRAMATIQUES
Fermer l’école de Dunkerque c’est renoncer à l’unique formation généraliste option Art proposée sur le territoire. C’est affaiblir l’Enseignement supérieur Culture et
renoncer aux valeurs éducatives, émancipatrices et inclusives de la création. Les choix politiques qui doivent présider localement et nationalement relèvent d’une
responsabilité sociétale majeure et inédite.
L’INDISPENSABLE ENGAGEMENT DU MINISTÈRE DE LA CULTURE
La crise que traverse l’EPCC Dunkerque-Tourcoing est un symptôme de plus d’un mal plus profond touchant l’ensemble des écoles d’art, territoriales comme nationales, dont les conditions de fonctionnement ne cessent de se dégrader, et d’une vision politique nationale inconséquente quant-à l’importance de l’art et de la culture dans tous les territoires.
L’ANdÉA interpelle solennellement le Chef de l’État, Emmanuel Macron, ainsi que les Ministres de la Culture, de l’Économie et des Collectivités territoriales : la survie de ces établissements d’enseignement supérieur ne peut reposer sur les seules ressources des villes et des agglomérations.
L’État doit s’engager concrètement pour :
· Sécuriser le fonctionnement : apporter une aide structurelle face à l’augmentation des coûts qui asphyxient les budgets des écoles et réaffirmer son rôle de tutelle pédagogique et scientifique.
· Financer les postes d’enseignement : assumer la charge des personnels pédagogiques qui encadrent notamment les étudiants jusqu’au grade de Master.
Ce niveau d’exigence académique, reconnu internationalement, nécessite un investissement de l’État à la hauteur des enjeux de la recherche en art et en design.
L’ANdÉA demande une concertation immédiate entre l’État et les Collectivités pour pérenniser l’école de Dunkerque. Fermer une école d’art, c’est condamner l’émancipation par la culture et fragiliser durablement le service public de la création : nous ne nous y résoudrons pas.
L’ANdÉA défend l’avenir des écoles d’art et de design !
