Rapport du Haut Conseil à la Vie Associative « La gouvernance des associations en 2026, propositions pour une nouvelle approche »

A partir du constat que, les bénévoles ne sont pas moins nombreux dans les associations mais qu’ils s’engagent différemment et surtout qu’ils sont de moins en moins nombreux à prendre des responsabilités dans les instances de gouvernance, le Haut Conseil à la vie associative a essayé de repérer les obstacles à ce type d’engagement et formuler quelques propositions.

Le rapport entend que la gouvernance ne se réduit pas à l’instance de direction (souvent nommée bureau ou conseil d’administration) mais que dans une association lieu de démocratie, elle concerne toute forme de partage de pouvoir et de responsabilité.
Parmi les obstacles, les contraintes administratives excessives sont identifiées mais certains relèvent également de l’organisation même des associations. Ainsi, un fonctionnement trop hiérarchique ou pyramidal, avec un partage limité de l’information peut être peu encourageant pour des bénévoles prêts à s’investir. Certains bénévoles ne souhaitent pas retrouver le fonctionnement qu’ils ont connu, voire subi dans leur vie professionnelle.
Pour accueillir des bénévoles prêts à s’engager dans des tâches plus administratives, l’association doit « donner envie » et leur permettre de partager le pouvoir, les décisions, refléter la diversité des membres.
Le rapport propose que chacun puisse avoir une place à hauteur de ses attentes : les bénévoles qui agissent sur le terrain, ceux qui accomplissent des tâches plus administratives, les salariés, les bénéficiaires, car chacun contribue au fonctionnement de l’association.
Pour encourager les bénévoles à prendre des responsabilités, le rapport propose d’explorer différentes formes d’organisation (co-présidence, collégialité, multiplication de commissions spécifiques …) en appelant l’attention sur la nécessité de les adapter à la taille et au projet de l’organisme.

On constate qu’un des obstacles à la prise de responsabilité pour les bénévoles repose sur la méconnaissance des enjeux et de leurs conséquences, c’est pourquoi, il est souligné la nécessité de bien préciser la notion de dirigeant, de sérier les responsabilités, de prévoir des délégations de pouvoirs et de signatures toujours en fonction de la taille de l’association.
Un autre aspect important est celui de l’accompagnement des bénévoles dans un parcours d’engagement, faire monter en compétences en proposant des formations, partager les responsabilités, valoriser l’engagement et faciliter la participation grâce à des horaires adaptés tenant compte de la disponibilité ou à des modes diversifiés.
Enfin, il est nécessaire de travailler les statuts de l’association qui constituent son mode de fonctionnement, et vont structurer son organisation. Cela passe par l’utilisation de la liberté laissée par loi de 1901, elle permet d’adapter les règles à la taille de l’organisme, au type de projet et à la volonté des fondateurs. Le rapport encourage à s’éloigner des modèles de statuts souvent rigides pour trouver la formule qui reflète le mieux les besoins en n’oubliant pas que ces statuts peuvent être revus, modifiés au fil du temps. Ces révisions peuvent être le gage d’une structure vivante et donc capable d’évoluer.

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